Dans cette conférence, le fondateur de Neria, éditeur spécialisé dans la digitalisation des interventions de maintenance et de la sécurité, part d'un constat simple : les définitions courantes de la "maintenance 4.0" mettent l'accent sur la performance et la donnée, mais oublient très souvent la sécurité — alors même que le "safety first" reste parfois perçu par les équipes terrain comme un frein plutôt qu'un pilier. La conférence détaille l'effet de silo qui persiste entre trois mondes : la GMAO, bien maîtrisée pour la préparation des interventions ; les systèmes de production, historiquement tenus à l'écart pour des raisons de cybersécurité ; et les outils de sécurité (plans de prévention, permis de travail, habilitations), souvent déconnectés du reste — sans oublier les entreprises extérieures, qui réalisent 80 % des interventions en France mais restent largement en dehors de l'écosystème digital. À travers plusieurs démonstrations sur des sites réels (stockage de gaz, métro automatique), l'intervenant illustre comment relier ordres de travail, plans de prévention, permis et consignations dans un même système, avec des indicateurs concrets à l'appui — notamment un taux d'utilisation des interventions permettant de mesurer l'écart entre le travail demandé et le travail réellement exécuté.